VOLLEY - Ligue A : la journée de toutes les affiches

La seizième journée propose une serie de trés trés belles affiches, avec à la clé la perspective de bouger l'ordre établi en ce qui concerne le classement. Alors que Mulhouse se jauge à Cannes, Le Cannet peut s'emparer de la deuxième place et Istres renforcer sa quatrième place. Paris et Evreux s'affrontent au moment où Calais reçoit Venelles.
A égalité de points avec les Alsaciennes de Mulhouse qui defie Cannes, Le Cannet a l'opportunité de reprendre la deuxième place. La troupe menée par une Sanja Bursac au top (14,7 points par match) se déplace chez l'avant-dernier Vandœuvre. Quatrième, Istres se rend chez le dernier avec la même ambition. Longtemps blessée, la polyvalente hongroise Valéria Hejjas revient peu à peu à son niveau comme l'atteste ses 12 points lors de la dernière journée. Les Provençales espèrent franchir un cap avec le retour de leur joueuse clé. En face, Terville, bon dernier, affiche des progrès certains dans le jeu mais semble un peu juste pour titiller les demi-finalistes de la saison passée.
Le Stade Français et Evreux jouent pour une cinquième place qui pourrait être décisive dans l'attribution d'un ticket européen en fin de saison. Les deux équipes disposent des mêmes armes : un collectif en confiance et des joueuses d'impactes même si le promu n'est pas sûr de compter sur Lioudmila Da Silva, sa meilleure marqueuse avec13,1 points par match, et Taiana Tere, déjà forfaits la semaine dernière. Enfin, le collectif calaisien part favori face à l'autre promu Venelles en perte de vitesse.

Le programme de la 16e journée :
Calais - Venelles
Stade Français Paris - Evreux
Vandœuvre - Le Cannet
RC Cannes - Mulhouse
TFOC - Istres
Saint-Raphaël : exempt.


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Femmes sportives TV

Paroles de femmes. Paroles qui circulent dans cet espace public comme un aller - retour sur un parcours... soit celui d'une athlète hors norme, soit celui d'une femme qui, résolue, pugnace, a accédé un jour à un poste à responsabilité, sur nomination ou dans le cadre d'un mandat électif, au sein d'une fédération, d'une ligue, d'un comité. Paroles d'homme aussi parfois qui oeuvre pour la pratique féminine. Entretien avec Youry Filloz, inspecteur de la Jeunesse et des sports et directeur du pôle de ressources nationales : sports, familles et pratiques féminines.



EDITO : les derniers rayons de soleil 2009 en plein hiver

La décennie, la première du siècle s'achève. Dix ans d'épisodes politiques et sportifs plus ou moins glorieux. Dix ans jalonnés de titres mondiaux et olympiques pour les athlètes françaises... et puis ce creux de vague en terme de résultats depuis les Jeux olympiques de Pékin.
Certes, les basketteuses ont glané le titre continental cet été. Certes encore Gwladys Epangue a gravi enfin la plus haute marche d'un podium mondial en taekwondo en octobre. En revanche les disciplines, qui traditionnellement pourvoient la nation en médailles et en titres lors des échénaces continentales et mondiales ont particulièrement brillé par leur éclipse. Citons l'athlétisme, l'escrime et dans une moindre mesure la natation. Une natation qui en s'ébrouant dans le petit bassin turque d'Istanbul en décembre a fait miroiter les premiers reflets du renouveau... après la retraite par trop médiatisée de Laure Manaudou.
Et puis il y a nos handballeuses. Fidèles à une espèce de légende qui veut que... c'est dans la douleur qu'elles accomplissent leurs plus grands exploits. Leurs prestations chinoises et la qualification pour le dernier carré du Mondial en attestent. Une médaille au cou pour le retour scellerait indubitablement le début d'une longue et brillante histoire au plus haut niveau avec en ligne de mire Londres en 2012 et les Jeux olympiques.
Les Jeux olympiques justement parlons en. Ceux d'hiver à Vancouver, dans quelques semaines maintenant. Alors ne boudons pas notre plaisir, tant les résultats des skieuses et des biathlètes françaises pour ne citer qu'elles entretiennent tous les espoirs de podiums.
Autant de résultats à confirmer tant pour les handballeuses, ce vendredi 18 décembre lors des demi-finales du Mondial, que pour les skieuses, à Val d'Isère, ce même jour et ceux qui suivent.
Nous ne nous lasserons jamais de ses rayons de soleil, de ses résultas d'athlètes qui accréditent la capacité de notre nation à acceuillir, à intégrer, à assimiler et se nourrir et grandir de ces différences. De toutes les différences : ethniques, religieuses... non niées mais en revanche transcendées dans un projet commun, emprunt de laïcité : le sport, y compris celui de haut-niveau.
Pour conclure, de grâce Messieurs les censeurs et autres donneurs de leçon du débat sur l'identité, saluez plutôt et sans attendre la réaction d'une Dembele qui sonne la révolte d'une équipe de France de handball en perdition, et ce au nom de l'honneur du maillot tricolore, l'honneur de représenter la Nation. Bref un acte qui produit plus de sens que ce sinistre débat. Cette réaction nous invite à la réflexion mais aussi au respect... le respect de la différence, de toutes les différences. Là se situent indubitablement nos rayons de soleil, ceux qui nous éclairent et guident nos pas et nos actes et ceux, du moins l'espérons-nous des générations à venir.

Gilles Motteau