Sur le sable : le sandball

Une passion mixte qui ne subit pas l'outrage du temps

Présentation de ces sports qui se déclinent en beach. Une activité physique estivale par excellence. Le premier volet est consacré au sandball ou handball de plage. A découvrir aussi beach rugby.



Sur le sable : le sandball
Prenez une petite balle ronde. De celle qui roule depuis des années à travers le vaste monde, celle là même qui amasse les palmarès dorés du sport collectif français. Assurez-vous qu’elle est bien ronde. Trouvez une plage, un espace ensablé, ou mieux encore un des quelques tournois organisés un peu partout en France.

Voilà les conditions de base réunies. Alors vous pouvez découvrir ou goûter aux joies du sandball. Vous en apprécierez l’esprit : ou « il est plus important de jouer ensemble que de jouer contre… le sandball, un monde où l’on ne s’affronte pas mais où l’on se rencontre ».

Un espace, un moment de détente, de plaisir tout en pratiquant une activité physique. Que demandez de plus. Si deux petites choses toutefois en ce qui concerne l’accès de cette activité : primo qu’un plus grand nombre de tournois accueillent la gente féminine et secundo que l’Ouest de la France, Bretagne, Pays-de-Loire, Basse-Normandie ne demeurent pas les seules régions ou quasi uniques têtes de pont en ce domaine.

Privilégier l'aspect spectaculaire

Cela étant, rendez-vous sans plus attendre sur une aire de jeu de 27 m de long (15 m plus deux fois 6 m pour les zones) et 12 à 14 m de largeur. Quant aux buts (il existe des cages gonflables), ils mesurent 3 m sur 2. Ils sont disposés, donc à 6 m de l‘aire de jeu.

Les équipes se composent de trois joueuses de champ et d’une gardienne de but. Ajoutez y trois remplaçantes, et le compte y est. Les changements de joueuses s’effectuent à tout moment, des deux manches. Chacune dure 7 minutes, entrecoupée d’une mi-temps de 3 minutes.

A l’instar des autres sports « beach », le sandball se pratique pieds nus. Comme au handball, il est interdit d’effectuer plus de trois pas balle en main.

Voilà pour les grandes lignes relatives aux règles. Pour le détail n’hésitez pas à consulter le site de la fédération française de handball, rubrique sandball.

A noter enfin que le décompte des points est spécifique. Les inventeurs (deux ex « Barjots » médaillés de bronze aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992 puis d’or aux mondiaux de 1995), à savoir Eric Quintin et Laurent Munier, ont souhaité privilégier le spectacle.

Ainsi un « kung-fu » (le tireur réceptionne la balle en l’air et tire avant même de retomber sur le sable) vaut deux points. Un double « kung-fu », trois points. Tout autre but marqué vaut un point. Un seul arbitre est nécessaire afin de faire respecter les règles, dont les marchés, les passages en force et la zone.


Samedi 29 Août 2009 - 10:30
Gilles Motteau


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Paroles de femmes. Paroles qui circulent dans cet espace public comme un aller - retour sur un parcours... soit celui d'une athlète hors norme, soit celui d'une femme qui, résolue, pugnace, a accédé un jour à un poste à responsabilité, sur nomination ou dans le cadre d'un mandat électif, au sein d'une fédération, d'une ligue, d'un comité. Paroles d'homme aussi parfois qui oeuvre pour la pratique féminine. Entretien avec Youry Filloz, inspecteur de la Jeunesse et des sports et directeur du pôle de ressources nationales : sports, familles et pratiques féminines.



EDITO : les derniers rayons de soleil 2009 en plein hiver

La décennie, la première du siècle s'achève. Dix ans d'épisodes politiques et sportifs plus ou moins glorieux. Dix ans jalonnés de titres mondiaux et olympiques pour les athlètes françaises... et puis ce creux de vague en terme de résultats depuis les Jeux olympiques de Pékin.
Certes, les basketteuses ont glané le titre continental cet été. Certes encore Gwladys Epangue a gravi enfin la plus haute marche d'un podium mondial en taekwondo en octobre. En revanche les disciplines, qui traditionnellement pourvoient la nation en médailles et en titres lors des échénaces continentales et mondiales ont particulièrement brillé par leur éclipse. Citons l'athlétisme, l'escrime et dans une moindre mesure la natation. Une natation qui en s'ébrouant dans le petit bassin turque d'Istanbul en décembre a fait miroiter les premiers reflets du renouveau... après la retraite par trop médiatisée de Laure Manaudou.
Et puis il y a nos handballeuses. Fidèles à une espèce de légende qui veut que... c'est dans la douleur qu'elles accomplissent leurs plus grands exploits. Leurs prestations chinoises et la qualification pour le dernier carré du Mondial en attestent. Une médaille au cou pour le retour scellerait indubitablement le début d'une longue et brillante histoire au plus haut niveau avec en ligne de mire Londres en 2012 et les Jeux olympiques.
Les Jeux olympiques justement parlons en. Ceux d'hiver à Vancouver, dans quelques semaines maintenant. Alors ne boudons pas notre plaisir, tant les résultats des skieuses et des biathlètes françaises pour ne citer qu'elles entretiennent tous les espoirs de podiums.
Autant de résultats à confirmer tant pour les handballeuses, ce vendredi 18 décembre lors des demi-finales du Mondial, que pour les skieuses, à Val d'Isère, ce même jour et ceux qui suivent.
Nous ne nous lasserons jamais de ses rayons de soleil, de ses résultas d'athlètes qui accréditent la capacité de notre nation à acceuillir, à intégrer, à assimiler et se nourrir et grandir de ces différences. De toutes les différences : ethniques, religieuses... non niées mais en revanche transcendées dans un projet commun, emprunt de laïcité : le sport, y compris celui de haut-niveau.
Pour conclure, de grâce Messieurs les censeurs et autres donneurs de leçon du débat sur l'identité, saluez plutôt et sans attendre la réaction d'une Dembele qui sonne la révolte d'une équipe de France de handball en perdition, et ce au nom de l'honneur du maillot tricolore, l'honneur de représenter la Nation. Bref un acte qui produit plus de sens que ce sinistre débat. Cette réaction nous invite à la réflexion mais aussi au respect... le respect de la différence, de toutes les différences. Là se situent indubitablement nos rayons de soleil, ceux qui nous éclairent et guident nos pas et nos actes et ceux, du moins l'espérons-nous des générations à venir.

Gilles Motteau