La Gazette

Interview

Rencontre avec Jean Elisabeth, le président du FCF Condéen, un club exclusivement féminin qui effectue régulièrement des apparitions au plus haut niveau national. Jean Elisabeth revient sur la génèse de ce club et les motivations qui à 70 ans l'animent toujours et le poussent quotidiennenment à s'investir pour la causse du football féminin dans la campagne calvadosienne.



La Gazette
Jean Elisabeth, 70 ans, est président du F.C.F. Condéen
depuis 1978.
Comment êtes vous arrivés à la tête d’un club féminin ?
J’ai été sollicité par des parents et mes deux filles souhaitaient
également pratiquer, donc je me suis laisser embarquer
avec 18 joueuses prêtes à prendre une licence.
Pourquoi avoir fait le choix de créer un club exclusivement féminin ?
Dans les clubs masculins, le football féminin n’est pas la priorité du
club. Les filles participent activement à la vie du club et ne récoltent
qu’un centième des résultats.. Une structure exclusivement féminine
permet aux filles de s’investir dans le club, d’élire leurs représentants, de
construire un club convivial avec des valeurs éducatives et d’être autonome
sur le plan financier.
Quels sont les objectifs du club à court et moyen termes ?
L’objectif prioritaire du club est que l’équipe fanion évolue au plus haut
niveau. En parallèle, le club s’est attaché les services d’un manager général
(DEF) qui cherche à structurer le club à la base en formant des éducateurs
et en proposant des séances adaptées à toutes les catégories d’âge.
Comment définissez- vous la fonction de président ?
Le président est le responsable juridique du club. Il s’entoure d’une équipe
pour déléguer les responsabilités; il gère les conflits, anticipe l’avenir
et est proche de ses licenciées. En un mot, le président est passionné et
défend les intérêts de son club et du football féminin.

Mardi 5 Janvier 2010 - 14:55

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Paroles de femmes. Paroles qui circulent dans cet espace public comme un aller - retour sur un parcours... soit celui d'une athlète hors norme, soit celui d'une femme qui, résolue, pugnace, a accédé un jour à un poste à responsabilité, sur nomination ou dans le cadre d'un mandat électif, au sein d'une fédération, d'une ligue, d'un comité. Paroles d'homme aussi parfois qui oeuvre pour la pratique féminine. Entretien avec Youry Filloz, inspecteur de la Jeunesse et des sports et directeur du pôle de ressources nationales : sports, familles et pratiques féminines.


EDITO : les derniers rayons de soleil 2009 en plein hiver

La décennie, la première du siècle s'achève. Dix ans d'épisodes politiques et sportifs plus ou moins glorieux. Dix ans jalonnés de titres mondiaux et olympiques pour les athlètes françaises... et puis ce creux de vague en terme de résultats depuis les Jeux olympiques de Pékin.
Certes, les basketteuses ont glané le titre continental cet été. Certes encore Gwladys Epangue a gravi enfin la plus haute marche d'un podium mondial en taekwondo en octobre. En revanche les disciplines, qui traditionnellement pourvoient la nation en médailles et en titres lors des échénaces continentales et mondiales ont particulièrement brillé par leur éclipse. Citons l'athlétisme, l'escrime et dans une moindre mesure la natation. Une natation qui en s'ébrouant dans le petit bassin turque d'Istanbul en décembre a fait miroiter les premiers reflets du renouveau... après la retraite par trop médiatisée de Laure Manaudou.
Et puis il y a nos handballeuses. Fidèles à une espèce de légende qui veut que... c'est dans la douleur qu'elles accomplissent leurs plus grands exploits. Leurs prestations chinoises et la qualification pour le dernier carré du Mondial en attestent. Une médaille au cou pour le retour scellerait indubitablement le début d'une longue et brillante histoire au plus haut niveau avec en ligne de mire Londres en 2012 et les Jeux olympiques.
Les Jeux olympiques justement parlons en. Ceux d'hiver à Vancouver, dans quelques semaines maintenant. Alors ne boudons pas notre plaisir, tant les résultats des skieuses et des biathlètes françaises pour ne citer qu'elles entretiennent tous les espoirs de podiums.
Autant de résultats à confirmer tant pour les handballeuses, ce vendredi 18 décembre lors des demi-finales du Mondial, que pour les skieuses, à Val d'Isère, ce même jour et ceux qui suivent.
Nous ne nous lasserons jamais de ses rayons de soleil, de ses résultas d'athlètes qui accréditent la capacité de notre nation à acceuillir, à intégrer, à assimiler et se nourrir et grandir de ces différences. De toutes les différences : ethniques, religieuses... non niées mais en revanche transcendées dans un projet commun, emprunt de laïcité : le sport, y compris celui de haut-niveau.
Pour conclure, de grâce Messieurs les censeurs et autres donneurs de leçon du débat sur l'identité, saluez plutôt et sans attendre la réaction d'une Dembele qui sonne la révolte d'une équipe de France de handball en perdition, et ce au nom de l'honneur du maillot tricolore, l'honneur de représenter la Nation. Bref un acte qui produit plus de sens que ce sinistre débat. Cette réaction nous invite à la réflexion mais aussi au respect... le respect de la différence, de toutes les différences. Là se situent indubitablement nos rayons de soleil, ceux qui nous éclairent et guident nos pas et nos actes et ceux, du moins l'espérons-nous des générations à venir.
Gilles Motteau